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L'éclairage public

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L'éclairage public

مُساهمة من طرف Admin في الخميس نوفمبر 10, 2011 10:50 pm

L'éclairage public des infrastructures régionales

Achevée en 1958 et reliant Bruxelles à Ostende, la première autoroute belge achevée ne bénéficiait d'aucun éclairage. Aujourd’hui, l’éclairage fait partie intégrante de la politique du M.E.T. concernant l’ensemble du réseau routier et son intégration dans le tissu urbain. Au cœur de cette politique : la suppression systématique des points noirs, la fluidification du trafic, le respect de l’environnement et l’amélioration générale de la sécurité de tous les usagers. Les grands axes de pénétration en ville sont transformés tandis que, dans les centres urbains, les considérations esthétiques sont largement prises en compte.

* Un peu d'histoire
* L'éclairage urbain et périurbain à Namur
* L'éclairage décoratif urbain - L'exemple de NAMUR
* L'éclairage décoratif urbain à LIEGE, VERVIERS, MONS ...
* L’éclairage et le balisage des ronds-points

Un peu d'histoire

Entre le 18e et le début du 20e siècle, c'est au gaz que se fait l'éclairage des voiries. Une première tentative d'éclairer à l'électricité est réalisée place de la Concorde à PARIS en 1846 à l'aide d'une lampe à arc, mais le procédé se révèle peu sûr et dangereux.



Essai d'éclairage de la place de la Concorde en 1846 à l'aide d'une lampe à arc.

C'est l'invention de la lampe sous vide avec filament de cuivre qui révolutionne l'usage de l'électricité à la fin du 19e siècle. D'autres inventions font progresser la technique et augmenter les performances : la lampe à filament de tungstène baignant dans une atmosphère gazeuse (1913), la lampe à vapeur de sodium à basse pression (1930), la lampe fluorescente (1939).
C'est en 1931 près d'Eindhoven (Pays-Bas) que la première voirie non urbaine est éclairée à l'électricité.

En France, la première initiative - en dehors de l'éclairage urbain - est celle du Conseil général des Bouches-du-Rhône qui finança en 1931 l'éclairage de 18 km sur la Nationale 8 entre Marseille et Aix-en-Provence, avec 400 lampes de 200 watts installées à 9 m de hauteur tous les 45 m. En octobre 1933, le premier tronçon de route (4,750 km) éclairé à l'aide de lampes au sodium est inauguré entre Paris et Versailles.



La lampe à sodium basse pression que Philips commercialise en 1935.

Les premières initiatives dans le domaine de l'éclairage public en Belgique furent prises à l'échelon communal. Les premières réalisations se situaient à Bruxelles : Théâtre de la Monnaie (1882), place Rogier (1884) puis Grand-Place (1885). Au niveau national, ce n'est qu'en 1928 qu'un « Service central de l'Electricité et de l'Electromécanique » fut mis en place. Son rôle : coordonner les activités, études et travaux à charge de l'Etat dans les domaines de l'électricité et de l'électromécanique, avec un attention toute particulière aux équipements et à l'éclairage des infrastructures, ouvrages d'art et bâtiments publics. La première route entièrement éclairée fut l'axe Bruxelles-Malines-Anvers (40 km). Cette route était à la fois la plus large et la plus dense en terme de trafic : en 1937, on y dénombrait jusqu'à 400 véhicules par heure à certains moments de la journée.


A charge de l'Etat

Lorsque la reconstruction du réseau routier fut achevée (1950), l'Etat s'investit de plus en plus dans la construction d'autoroutes et dans les problèmes de sécurité routière, décidant de se charger des installations de signalisation à feux aux carrefours dangereux. A partir de 1950, le nombre de véhicules mis en circulation en Belgique doubla tous les dix ans (passant de 558.000 à 1.200.000 en 1960 et à 2.400.000 en 1970). Si le trafic de nuit ne représentait que 25 % du total, il était responsable de 37 % des accidents et provoquait 55 % des tués.
La première autoroute n'était pas éclairée

Cependant, en 1958, la première autoroute achevée (les 120 km reliant Bruxelles et Ostende) ne bénéficiait encore d'aucun éclairage. Les experts de la sécurité routière avaient déterminé que l'éclairage n'était envisageable que si le trafic atteignait 100 véhicules roulant à environ 75 km/h., par heure nocturne, et dans chaque sens. En 1968, cela représentait un réseau de 1.450 km sur un total de 10.000 km de routes nationales et d'autoroutes. Un « Plan décennal 1969-1978 pour l'éclairage des routes nationales ordinaires » fut donc décidé, et les crédits répartis sur dix ans. Entre-temps, le nombre de routes sur lesquelles le trafic atteignait le seuil critique ne faisait que croître.
Nouveau plan décennal

En 1970, toutes les voies d'accès ou de dégagement des autoroutes étaient éclairées. Depuis lors, plus aucun échangeur ne fut réalisé sans cet équipement. Mais comme ces voies d'accès et de dégagement se succédaient en moyenne tous les sept km, il y avait une alternance de zones d'obscurité et de lumière particulièrement éprouvante. Un nouveau plan décennal d'éclairage continu des autoroutes fut donc élaboré.
A la régionalisation des Travaux publics (1989), ces compétences passèrent, pour la Région wallonne, à la Division de l'Electricité, de l'Electromécanique, de l'Informatique et des Télécommunications (D.E.E.I.T.), rattachée à la Direction générale des Services techniques du M.E.T.
Plusieurs directions sont chargées des problèmes d'éclairage (auto)routier, de signalisation lumineuse et de balisage :

* la Directiondes Programmes et Etudesest chargée des études à caractère général relatives à l'éclairage des autoroutes, routes régionales, centres urbains et réseau des voies lentes (RAVeL), à la signalisation routière par feux tricolores, par panneaux à messages variables ou à indications fixes, et aux équipements des ponts, tunnels et viaducs. Elle établit les cahiers des charges des marchés sujets à commande impliquant tout le territoire régional, en particulier pour la fourniture ou le remplacement de lampes et accessoires, de panneaux de signalisation lumineuse, de poteaux et d'installations de feux tricolores et de balisage ;
* les Directions de Mons et de Liège sont chargées, dans les mêmes domaines, de l'établissement de projets particuliers et de l'exécution des marchés concernant leurs aires d'activités, qu'ils soient d'investissements, de remplacements d'installations vétustes ou d'entretien ordinaire ;
* la Directiondes Equipements de Télécontrôle et de Transmission, qui est chargée de tout ce qui concerne les réseaux, s'occupe des installations de télécommande, automatique et modulée, de l'éclairage du réseau routier à grand gabarit (R.G.G.).

Activités récentes

Depuis quelques années, les activités des services de la D.E.E.I.T. dans les domaines de l'éclairage public et de la signalisation lumineuse (signalisation directionnelle, panneaux à message variable, feux tricolores,...) sont axées sur :

* le projet d'éclairage en continu de l'E411 (entre SPONTIN et ARLON) ;
* les études et travaux relatifs au balisage et à l'éclairage systématiques des ronds-points routiers ;
* l'amélioration de l'éclairage des voiries urbaines et périurbaines des centres urbains, aussi bien en termes d'efficience que d'esthétique ;
* l'achèvement des travaux d'installation des équipements des « chaînons manquants » du réseau autoroutier (autoroute A8 près d'Ath et liaison E25/E40 à Liège).



L'éclairage du pont de WANDRE (HERSTAL), réalisé peu après la régionalisation du secteur des travaux publics.
L'éclairage urbain et périurbain à Namur

Pour atténuer les conflits potentiels entre l'automobiliste et le citoyen, le M.E.T. poursuit ces dernières années une politique volontariste d'intégration du réseau routier dans le tissu urbain. Ses objectifs sont la suppression systématique des points noirs, la fluidification du trafic, le respect de l'environnement et l'amélioration générale de la sécurité de tous les usagers. Ainsi, les grands axes de pénétration urbains sont transformés, pour permettre une circulation certes intense mais sûre. Dans les centres urbains, ce sont les considérations esthétiques qui prennent le pas dans l'aménagement des voiries.
C'est la raison pour laquelle les installations d'éclairage public ne sont pas uniformes : ils varient avec l'environnement et la fonction de chaque axe. L'exemple de Namur est un modèle éloquent des options retenues un peu partout en Wallonie dans ce domaine.


Typologie des zones :

* en vert, zone d'éclairage de type urbain (intérieur ville)
* en rouge, zone d'éclairage de type accès à l'intérieur de la ville,
* en violet, zone d'éclairage de type périurbain d'accès à la ville,
* en orange, zone d'éclairage périurbain extérieur à la ville.


En plus de ces éclairages "standard", des zones particulières bénéficient d'un éclairage à caractère décoratif (Pont de Jambes, quais de la Sambre et de la Meuse, pont des Ardennes)





Embase en fonte de poteau urbain de type "Citadelle" avec candélabre urbain à retreint de 8 m, équipé d'une console de 1,75 m. Implantation unilatérale avec équidistance de 25 m.
Zone rouge (accès à l'intérieur de la ville)



Candélabres urbains à retreints d'une hauteur de 8 m, avec une ou deux consoles décoratives. Implantation réalisée, soit en berme centrale (2 luminaires), soit en unilatéral (1 luminaire), soit en bilatéral quinquonce (équidistance de 25 à 35 m).



Eclairage en berme centrale chaussée de Louvain à BOUGE (NAMUR).

Luminaires "Design industriel 1920" avec lampe NaHP (sodium haute pression) de 150 ou 250 W.
Zone violette (éclairage péri-urbain d'accès à la ville)





Poteau droit de 12,5 m de hauteur. Implantation unilatérale tous les 25 m. Luminaire "type routier" avec lampe NaHP de 250 W donnant une lumière jaune clair.
Zone d'éclairage d'extérieur ville





Poteau droit de 10 m de hauteur. Implantation unilatérale avec équidistance de 35 m entre les poteaux. Luminaire "Moderne prismatique" double, avec lampe NaHP de 150 W donnant une lumière jaune clair.
L'éclairage décoratif urbain - L'exemple de NAMUR

Pour atténuer les conflits potentiels entre l'automobiliste et le citoyen, le M.E.T. poursuit depuis plusieurs années une politique volontariste d'intégration du réseau routier dans le tissu urbain. Objectifs : suppression systématique des points noirs, fluidification du trafic, respect de l'environnement et amélioration générale de la sécurité des usagers. Les grands axes de pénétration urbains sont transformés pour permettre une circulation certes intense mais sûre. Dans certains quartiers, comme à Liège, Verviers et Mons, des considérations esthétiques sont très largement prises en compte.

Les deux réalisations les plus réussies sont l'éclairage du pont de Jambes et celui du pont des Ardennes. Pour le premier, la ville de NAMUR et le M.E.T. ont choisi en concertation, pour le tablier, des poteaux droits de section circulaire de 11 m de hauteur, implantés tous les 20 m, des deux côtés du pont, avec des lanternes équipées de trois lampes à induction QL de 85 W, émettant une lumière blanchâtre.

La mise en lumière des arches est réalisée par des projecteurs pour lampe de 250 W pour les petites arches et par des projecteurs pour lampe de 400 W pour la grande arche. Ces projecteurs sont implantés à la base des piles du pont, au-dessus du niveau de crue normal de la Meuse.



Eclairage du pont de Jambes.



L’éclairage des quais et des chemins de halage en zone urbaine de la Sambre et de la Meuse est réalisé au moyen de luminaires " Moderne sphérique " équipé d’une lampe NaHP de 100 W à rendu de lumière amélioré, installés sur poteaux droits cylindriques à retreint surmontés d’une fourche, d’une hauteur de 4 m. Le cas échéant, l’implantation de ces poteaux est intégrée dans le garde-corps du quai, avec équidistance de 25 m.


Luminaires " Moderne sphérique" sur le quai de la Meuse à JAMBES (NAMUR).

Soucieux de l’impact esthétique de ses réalisations, le M.E.T. a fait appel à des créateurs pour magnifier ses infrastructures d’une intervention artistique : par exemple les mises en lumière d’ouvrages et de sites remarquables par Yann Kersalé (Bureau A.I.K.), en collaboration avec les services de l’IG.45.
De ces réalisations, citons, pour NAMUR, la mise en lumière de la structure du pont des Ardennes, qui a été inaugurée en septembre 1998.

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